Du suicide par empoisonnement
Suicide à la fois dramatique, théâtral et sournois. Le sujet prépare un mélange toxique dans un verre, et l'avale. Tonte la souplesse et la délicatesse de ce suicide réside dans le choix du ou des toxiques. Car c'est peut-être le plus nuancé dans sa forme comme dans son application. Il varie en effet en vigueur, en souffrances et en durée avec la qualité du poison qu'on emploie. Et il en est toute une gamme, depuis les plus violents, comme l'acide cyanhydrique, dont une goutte versée dans l'oeil d'un chien suffit à foudroyer l'homme le plus robuste, jusqu'aux plus faibles, comme le tabac qui, fumé abusivement, peut entraîner la mort des personnes peu pressées en quarante ou cinquante ans. L'étude de ces poisons et de leur application rationnelle est trop étendue pour tenir dans le cadre de ce chapitre. Le lecteur se reportera aux nombreux ouvrages consacrés à cette étude.
J.Bruller, in 21 recettes pratiques de mort violente